sir
Arthur Evans. Archéologue anglais (1851-1941). Sur les traces d'une
grande civilisation crétoise, mentionnée par Homère, et
après plusieurs tentatives d'archéologues, le crétois Minos
Kalokerinos a localisé le palais de Knossos en 1878. Henri Schliemann,
après avoir découvert, à la fin du XIX siècle, la
ville de Troie, tenta de découvrir Knossos, mais c'est Arthur Evans qui
concrétisa ce rêve en mettant au jour une civilisation exceptionnelle,
la civilisation minoenne.
La
parisienne. (Musée archéologique d'Héraklion).
Une prêtresse d'il y a 3 500 ans qui rappelle à Arthur Evans (un
anglais...), le charme des parisiennes du début du XXe siècle.
Le
prince aux fleurs de lys. (Reconstitution par Arthur Evans). 1 500
av.J.C. (Musée archéol. d'Héraklion)
Palais
de Knossos. Reconstitution de l'entrée nord.Si les reconstitutions
par Arthur Evans ont fait naître une vive polémique (détails architecturaux
ou historiques), car il a parfois abusé de modèles anachroniques, il n'en reste
pas moins que ses travaux ont préservé une architecture très fragile, le plus
souvent en briques crues, gypse et bois.Palais à l'époque de son apogée (1500
et 1450 av. J.-C.).
Fresque
celèbre représentant un saut acrobatique sur un taureau, animal
adoré par les minoens.
Le
disque mystérieux de Phaistos (Festos). Exposé au musée archéologique
d'Héraklion. Disque en argile de 16cm de diamètre découvert
en 1 908, à Phaistos, n'a pas encore livré ses secrets. D'une
écriture hiéroglyphique, composée d'idéogrammes
et de signes, ce disque a été réalisé à l'aide
de cachets, ce qui en fait le premier document de type mécanique au monde
!
Le
mégaron de la Reine. Grande salle rectangulaire éclairée
par un puits de lumière et destinée à la toilette des femmes.
Une ...belle salle de bains.
Aiguière
à libation. (1 400 av. J.C.) Découverte dans une tombe
près d'Héraklion, elle contenait du vin ou de l'huile que l'on
répandait sur le sol ou sur un autel en guise d'offrande.
Superbe
rhyton en cristal de roche du palais de Zakros. (1 450 av. J.C.)
La
déesse aux serpents. Idôle en faïence (1 600 av.JC.) découvert
dans la salle du trésor du palais de Knossos en 1 903.
Le
pendatif aux abeilles. (1500 av. J.C.). Un des plus beaux bijoux minoens.
Découvert sur le site de Malia.
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La
civilisation minoenne
| KNOSSOS,
cité de Crète, dans la plaine du Kairatos, sur la route qui traverse
l'île en son milieu du Sud au Nord, à 5 km de la mer et d'Héraklion.
Connue par Homère comme la capitale du roi mythique Minos, qui
donnera son nom à la civilisation minoenne, elle est aux époques
classique et romaine une des grandes cités de la Crète. Des trouvailles
fortuites attirent l'attention de Schliemann, mais, quand l'île
devient autonome, c'est sir Arthur Evans (1851-1941) qui obtient
la concession de la fouille. Des découvertes exceptionnelles révèlent
alors une civilisation nouvelle de l'âge du bronze ; des objets
égyptiens ont permis d'en établir la chronologie. L'occupation
du site est très ancienne, les niveaux néolithiques particulièrement
épais et riches. Au bronze ancien (env. 2100-1900 av. J.-C.),
l'apparition du métal et, surtout, l'utilisation des sceaux montrent
les progrès de l'organisation technique et politique. C'est au
bronze moyen qu'est construit le Premier Palais, dont les restes
sont trop limités pour permettre une reconstitution précise :
l'architecture du temps est mieux représentée à Phaistos et surtout
à Malia. Mais ce niveau a également livré des objets de luxe (en
or, ivoire) et une céramique particulièrement fine, au décor très
coloré, la céramique de Camarès. Les premiers palais disparaissent,
dans toute la Crète, vers 1 750 av. J.-C., pour des raisons qui
restent inconnues. Après une période de stagnation, ils sont reconstruits
selon un plan canonique : la cour centrale avait une fonction
religieuse importante, servant d'arène aux fameux jeux tauromachiques
connus par plusieurs fresques ; les magasins recevaient l'huile,
les grains et les autres produits dus par les paysans ; des salles
en sous-sol abritaient les serpents sacrés ; enfin des salles
d'apparat, dont la salle du trône, et des appartements pour Minos
et sa famille. L'ensemble se développe sur plusieurs hectares
et parfois sur cinq étages. Les reconstitutions en béton armé
ont fait naître une vive polémique (détails architecturaux ou
historiques, en particulier sur le rôle exact de Minos, prêtre-roi),
et Evans a parfois abusé de modèles anachroniques dans son tableau
de la monarchie minoenne. Du moins ses travaux ont-ils préservé
une architecture très fragile, le plus souvent en briques crues,
gypse et bois, au décor de fresques et de stucs, à l'époque de
son apogée (1500 et 1450 av. J.-C.), alors que le palais était
occupé par une dynastie achéenne qui faisait usage du grec mycénien.
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